Avant-propos
Ce volume rassemble ce que le corpus ARC dit de la preuve : ce qu’elle est, ce qu’elle a oublié, comment elle a été reçue, qui a montré ses preuves et qui les a gardées dans un tiroir, et pourquoi la question du pourquoi ne reçoit jamais de réponse. Il remplace neuf pièces dispersées : le Procès de la Preuve (version 7), l’anthologie du Pourquoi indécidable, Le Problème qui a créé le problème, La Lignée du Zéro, Les Deux Euler, Le Tiroir de Gauss, la table des matières d’un livre ancien sur le zéro et les restes, et les Livres IV et XV de la Bible Quantique (avec les annexes techniques que porte le second).
Le fil. Le volume suit une seule ligne, que le corpus appelle la lignée des dix gestes : Hippase, Aristote, Stevin, Viète, Descartes, Newton et Leibniz, Gauss, Napoléon, Fourier et Boltzmann, Copenhague. Le chapitre 1 la lit d’abord à l’envers, du symptôme à la racine, comme l’auteur l’a trouvée, puis à l’endroit, dans l’ordre des dates. Les chapitres suivants l’instruisent. La règle qui gouverne chaque page est celle de l’auteur : le corpus date des gestes, il ne juge pas des hommes. C’est pourquoi la table des matières du livre sur le zéro est versée sans son titre d’origine, et pourquoi Euler et Boltzmann y figurent chacun dans deux colonnes.
Comment le lire. Le Livre premier (chapitres 2 à 10) est le Procès de la Preuve, pièce maîtresse, versé en entier avec sa structure de procès : acte d’accusation, instruction, jugement, grammaire antérieure, méthode, conséquences, clôture devant le jury, puis le dossier coté (cotes P-01 à P-37) et les prédictions falsifiables (F-1 à F-11). Sa numérotation d’origine (§0.1 à §8) est gardée dans les titres. Le Livre deuxième (chapitres 11 et 12) donne la ligne philosophique du volume : le comment est lisible, le pourquoi est indécidable, et la preuve qui compte est celle qui marche. Le Livre troisième (chapitres 13 à 16) relit les dates : la lignée du zéro, les deux Euler, le tiroir de Gauss, le livre ancien sur le zéro. Le Livre quatrième (chapitres 17 à 19) donne la généalogie philosophique de l’amputation, la défense du corpus contre les sophismes, et le dossier technique de la Bible Quantique, recalculé. Un lecteur pressé peut lire le chapitre 1, puis les chapitres 2, 5 et 11.
Les statuts. Chaque énoncé porte un numéro (É 5.8, par exemple : chapitre 5, huitième énoncé) et un statut. Th : un calcul fini vérifié ou une démonstration. L : une lecture, une interprétation déclarée telle, qui peut être contestée sans que ses ancres soient touchées. P : une prédiction falsifiable, avec le critère qui la réfuterait. F : un fait historique daté ou une mesure de la science reçue. Chantier : une question ouverte, déclarée telle. Aucun statut n’est monté : une Lecture reste Lecture même quand elle est belle ; un « théorème » sans calcul fini est rétrogradé, et la rétrogradation est consignée. Les phrases de l’auteur sont entre guillemets et en italique ; les formules d’auteur qui portent une durée sans reçu (« vingt-cinq siècles ») sont des citations, non des énoncés.
Les vérifications. Plus d’un tiers des énoncés chiffrés ont été recalculés (Annexe D). Le recalcul a trouvé des erreurs, surtout dans les tables techniques de la Bible Quantique ; elles sont corrigées à leur place, et l’Annexe B les consigne avec la valeur juste. Le Procès lui-même le demande : « Qu’il ne croie rien. Qu’il vérifie tout. »
Les renvois. Les objets qui ont leur volume propre (le cadastre et la Genèse au Volume 1 ; la Figure et les sept convergences du ½ au Volume 2 ; le Registre des Erreurs et le chaos fabriqué au Volume 3 ; la théorie des nombres au Volume 4 ; Riemann et les grands problèmes au Volume 5 ; la physique au Volume 7 ; la matière et le cosmos au Volume 8 ; le vivant, la conscience, la cité aux Volumes 9 à 11) sont convoqués ici tels que les pièces de ce volume les convoquent, avec un renvoi, et ne sont pas refaits.
Typographie. Le corpus n’emploie pas le tiret comme ponctuation de phrase ; dans les citations de l’auteur, les tirets sont rendus par deux-points ou virgules. Les opérations sur les restes s’écrivent en toutes lettres (« laisse le reste 1 dans la division par 24 ») ; la congruence 9 ≡ 0 n’est écrite que pour être examinée.