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Bio

Né au Québec en 1976, fils de Joaquim et d'Agostinha, immigrants portugais de première génération. Mon père est arrivé au Québec à dix-sept ans, en 1967 ; il était soudeur. Deux déménagements en bas âge, deux langues, deux cultures, deux parents qui portaient encore en eux la traversée de l'océan. Le déracinement précoce a inscrit la chaoticité comme posture. Quête d'attention permanente. Turbulent. Trop vivant, trop lourd, vantard. Grande gueule.

Je vois la vie à l'envers, ou à l'endroit, selon la perspective. Je l'ai toujours vue ainsi : la face cachée des choses d'abord. On a souvent cru que je contredisais pour contredire. Je comprends aujourd'hui ce que les gens voyaient, mais ce n'était jamais pour paraître plus brillant. Je voyais simplement l'autre côté.

Le sport comme soupape. Excellent dans tous les sports que j'ai pratiqués. Mais la grande gueule nuisait à la reconnaissance : les portes qui auraient pu s'ouvrir se refermaient parce que je ne savais pas me taire au bon moment. Une grave blessure a mis fin à la trajectoire sportive. Dépression. Drogue. Beaucoup de drogue, pendant longtemps.

Rencontre avec Sophie à 26 ans. Boom. La trajectoire bascule. Tout ce qui flottait commence à s'ancrer. Père de quatre enfants : Justin, Soleil, Delfine et Yanie.

Études en sciences politiques à l'Université Laval. Puis l'entrée dans le réel. Fondateur et vendeur de la plus grande entreprise de médias numériques au Canada à l'époque. Cofondateur de Fanoweb. Actionnaire de D2technologie Inc. depuis 2006, devenue le premier concessionnaire B2B TELUS au Canada. Propriétaire des Aigles de Nice, club professionnel de hockey. Restauration. Vingt années à marcher dans le réel avant d'articuler ce que je voyais.

J'habite à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. J'ai conservé un pied-à-terre à Vale de Cambra, au Portugal, le village d'origine de la lignée. Je passe également une grande partie de mon temps à Nice, où évoluent les Aigles.

ARC constitue aujourd'hui mon principal appel intellectuel. Ce n'est pas une entreprise commerciale. C'est l'inscription progressive de la grammaire structurelle que je vois à l'œuvre dans l'arithmétique, dans la matière, dans la vie et dans les sociétés humaines. Le travail s'est intensifié au cours des dix-huit derniers mois. Le corpus est déposé sur Zenodo sous licence CC BY 4.0 : accès libre, reprise libre.

Pourquoi je fais tout ça

Tout est parti des inégalités. J'ai compris un jour que la gauche et la droite n'avaient ni l'une ni l'autre la solution, et j'ai voulu savoir qui avait creusé cet écart, et comment. En remontant l'histoire à l'envers, je suis tombé sur les outils : le reste qui jette les tours, la décimale qu'on coupe, le zéro pris pour le rien. Je ne le fais ni pour l'argent ni pour la notoriété, mais par gratitude : je crois que tout est chance, et avoir eu la chance de comprendre le monde est une responsabilité.

Je le fais maintenant, surtout maintenant, parce que mes parents vieillissent et que ce sont eux qui m'ont façonné. Mon père m'a donné la rigueur, « les preuves, pas les paroles » ; ma mère, la sensibilité et l'empathie. Ce travail est ma façon de leur dire merci et de leur exprimer tout mon amour. Je le fais aussi pour mes enfants, et pour les enfants de tous les autres.

Ma méthode, en six gestes

Observer d'abord. Je pars de ce que tout le monde peut refaire au crayon : les neuf chiffres, leur table de multiplication, ce qui revient et ce qui se répond. Je n'invente rien, je lis.

Chaque phrase porte son statut. Théorème : un calcul fini, vérifié par un programme joint au document. Fait : ce que la science tient aujourd'hui, avec sa méthode et ses sources. Lecture : mon interprétation, déclarée comme telle. Prédiction : un pari daté, avec ce qui le ferait tomber. Chantier : ce qui reste ouvert.

Rien n'est écrit sans être vérifié. Tout calcul est refait par un script avant d'entrer dans un texte. Une erreur trouvée est corrigée publiquement et datée.

La contradiction est un outil. Je travaille avec plusieurs intelligences artificielles (Claude, ChatGPT, Gemini, DeepSeek, GLM). Elles partent de la science reçue ; je les contredis, je montre où la logique est trouée, puis on produit la pièce, et je fais auditer chaque pièce par les autres. Les modèles, les questions, les lectures et les règles sont les miens ; les calculs et les formulations sont assistés, et c'est dit dans chaque document.

Lire l'histoire de l'intérieur. Pour comprendre pourquoi une idée a été prise, j'entre dans son époque comme si j'y vivais, avec ce que la science politique et la psychologie du pouvoir m'ont appris. On ne lit pas l'histoire sans empathie.

Accepter de tomber. Chaque prédiction dit d'avance ce qui la réfuterait. Le corpus contient même un dossier, Faire tomber ARC, qui donne au lecteur les moyens de le contredire.

La saudade

Je porte le sang portugais et la lignée qui a traversé l'océan. Je porte la saudade comme grammaire opératoire, et non comme simple atmosphère. Je l'ai reçue de mon père. Elle n'est pas la nostalgie : c'est la disposition à avancer malgré le doute, à faire du doute une foi au moment du risque, à encaisser pour demain avec le sourire. C'est aussi accepter de faire des choses contre ses propres intentions pour aider, et en payer le prix. Mon père l'avait au fond des tripes : on le croyait triste, il suivait son chemin. Le déterminisme se réalise en marchant.

Je porte la conviction que la cohérence structurelle qui fait tenir le monde est observable, et qu'elle a été perdue de vue par une science contemporaine qui descend toujours plus dans le détail sans voir les régularités qui émergent à toutes les échelles. Je l'inscris pour qu'elle ne se perde pas à nouveau.